J’ai souvent abordé dans des conversations le fait que je n’aimais pas « bratter », je n’ai cependant aucun griefs contre les soumis et soumises appréciant un fonctionnement sous l’égide de la provocation. C’est juste qu’il ne me convient pas et que je n’en ressens pas le besoin. Un Maître ou une Maîtresse appréciant devoir recadrer des insolences récurrentes s’ennuierait probablement avec moi. Mais ce n’est pas parce que je n’apprécie ce mode de fonctionnement ou d’échange qu’il ne m’arrive pas de sortir légèrement du cadre parfois.
Je me souviens notamment d’une séance mémorable avec Comtesse. Après deux jours de chasteté, et une journée bien remplie, elle décida d’abréger mon tourment en m’autorisant à jouir sous ses conditions. Je me plaçais à genoux à même le sol tandis qu’elle se prélassait sur son lit ne manquant pas une miette du spectacle. Elle appréciait chaque seconde de ma frustration, et aimait me plonger dans un état second ou obsédé par l’envie de jouir, je me laissais aller à des comportements plus animaux.
Paradant dans l’une de mes nouvelles tenues, je savourais le contact des bas sur mes jambes et ma taille enserrée par un demi-corset. Chaque respiration lourde, serrait mon ventre et renforçait mon excitation déjà à la limite du supportable. Un bâillon boule accumulait des volutes de baves à même le sol. Des filets de plaisirs se dessinaient sur mes pectoraux et mon corps, bien qu’au début je tentais de restreindre l’afflux de salive, après quelques va et vient je n’avais plus honte des bruits de sifflement du bâillon, seulement perturbés par des « splotch » disgracieux s’écrasant en pluie fine sur mon corps, mes genoux, et le sol. Je savais que Comtesse appréciait particulièrement les jets de salives, et elle m’autorisa enfin à accélérer la cadence quand elle fût satisfaite de la quantité de liquide proportionnelle à l’évaporation de mes dernières résistances. Je n’écoutais pas mes genoux douloureux, ni même les pinces munies de picots ravageant mes tétons, noyés dans une vague de plaisir, je les sentais à peine. La chaîne reliant les pinces si douloureuses rebondissait avec hâte contre ma poitrine saillante. Je veillais à rester bien cambré comme Comtesse l’appréciait, j’avais bien trop peur qu’elle puisse retarder ma jouissance pour une broutille, et n’allait pas lui fournir un motif volontairement.
Je la regardais avec un regard fiévreux, allongée confortablement elle commentait la scène
« On dirait presque un tableau ».
Comtesse s’amusait avec la télécommande du Nyx, transformant ce puissant masseur prostatique en un outil de torture, il me permettait de jouir en quelques minutes, mais dans ses mains cela pouvait durer une éternité. Elle trouvait toujours le moyen de changer la fréquence, ou de l’éteindre au bon moment.
Soudain je ne sais pas pourquoi mais l’envie me prit d’échanger avec elle, je ne pouvais pas parler, mais je redressais mon buste fièrement, toujours extrêmement concentré sur mon plaisir, arrachant des va et vient furieux. Je soutins son regard avec force et me dressais de tout mon long, plus cambré, mais le plus droit possible. Sa réponse fut presque immédiate, elle se leva avec un sourire, agrippa mes cheveux d’une main ferme et me plaqua la tête sur le sol dans l’accumulation de ma propre salive. Le contact de la salive froide et collante me refroidit légèrement. Le contact rugueux de la semelle de sa doc martens écrasait sans pitié mon autre joue, et j’étais passé rapidement d’une situation à peu près confortable à une reddition mentale.
« Alors on fait toujours le fier ? »
Loin d’être énervée Comtesse semblait avoir apprécié cette résistance futile. Et ce n’est qu’après avoir maintenu mon visage de longues secondes qu’elle me permit de me redresser. Elle m’encouragea à continuer mon œuvre lubrique et à savourer le contact de ma chaussure, tout en m’astiquant. Elle me redressa, quand elle fût lassée, non sans avoir ramassé un bon paquet de salive qu’elle essuya sur mon visage via le revers de sa main.
« Tu en as mis partout » commenta-t-elle avec un sourire.
Le contact de sa chaussure, et le retour à une position à genoux plus confortable, me permit de jouir plus facilement et je tremblais en éjectant de longues traînées blanches sur le sol déjà maculé de ma salive. Je suppliais du regard Comtesse, qui m’autorisa à enlever le bâillon et les pinces, que le drop de plaisir ne me permettait plus de supporter. Mentalement je commençais à être dépité en voyant l’amas gluant de sperme et salive que j’allais probablement devoir nettoyer avec ma langue. Mais à peine avais-je pensé à ça que Comtesse se leva à nouveau agrippa fermement mes cheveux qu’elle appliqua comme une serpillière sur le sol. J’étais paralysé et outré, et je la laissais faire muet, tandis qu’elle disposait le fruit défendu sur ma belle chevelure. J’étais profondément vexé dans mon égo et paralysé par sa poigne, elle redressa mon visage et finit de nettoyer le sol encore une fois avec sa main. Elle étalait sur mon visage le sperme et la salive mélangée. Je sentais le sperme se solidifier et son odeur obscène envahir mes narines. Je n’avais pas prononcé un mot et devais probablement faire inconsciemment un regard implorant.
« Vooooaaaallaaa et c’est tout nettoyé » commenta Comtesse avec un sourire sadique, tandis qu’elle essuyait la dernière trace de semence sur mon front.
« Tu es content ? Pour une fois que tu n’as pas à lécher
– Merci Comtesse dis-je sans le penser une seule seconde »
Boudeur et encore vexé je communiquais les vingt prochaines minutes via des « pppprfff » enfantins tout en prenant ma douche, tandis que Comtesse rigolait encore ravie de son geste.