C’est avec un mélange d’appréhension et d’excitation que je me rendais chez Comtesse pour la première fois. Cela faisait déjà plusieurs semaines que nous discutions quotidiennement, et notre premier rendez-vous s’étant merveilleusement bien passé, j’avais l’impression de vivre un songe éveillé. Je fixais la vitre du métro complètement absorbé par mes pensées. Inconsciemment, j’humectais mes lèvres en me remémorant son sourire joueur, je pouvais presque sentir la texture de ses doigts, le goût âcre de la bière, alors que je léchais son annulaire qu’elle avait trempé dans son verre. C’est fou la tournure que peut prendre un demi, comment un simple geste peut dégager autant d’érotisme. Seules parmi la foule, les esquisses de nos jeux prenaient forme. Je ne pouvais m’empêcher de douter, la chance m’avait-elle souri ? Comment était-il possible qu’un diamant brut jette son dévolu sur moi ? Que personne ne l’ait découverte et ne lui ai proposé ses services avant ? Je l’ignorais, mais je comptais bien donner le maximum, pour ne rien regretter ensuite. Sans m’en rendre compte, j’arrivais devant son hall, je sonnais comme elle me l’avait indiquée. Elle vint me chercher presque instantanément, ce qui ne me laissa pas le temps de me questionner plus longtemps. À peine arrivé, elle referma la porte sans un mot et me plaqua contre son mur, ce qui eut pour effet de réveiller instantanément mon excitation. Cela faisait deux jours que j’étais chaste, durée bien courte aux yeux de soumis bien plus expérimentés, mais cela avait suffit à entretenir efficacement ma frustration. Je savourais chaque seconde de sa délicate attention, la douceur de ses lèvres que j’embrassais comme une porcelaine précieuse, prisonnier de son étreinte je me sentais déjà fondre.
« Bon je m’étais dit que je ne te sauterai pas tout de suite dessus, mais tant pis…
– Oui Comtesse, c’était très agréable »
Je détaillais les décorations de son appartement, tandis qu’elle nous préparait une infusion, nous discutions avec entrain, et je ne pouvais m’empêcher de reluquer sa tenue et notamment ses magnifiques Doc Martens. Ses yeux envoûtants et ses nombreux tatouages me fascinaient. Elle semblait avoir judicieusement choisi sa tenue pour accentuer ma frustration, sa robe mauve, faisait ressortir ses hanches et son collant noir sublimait ses jambes.
« D’habitude je ne les porte pas en intérieur, mais j’ai fait un effort rien que pour toi
– c’est très gentil à toi Comtesse »
Un signal inaudible a dû se déclencher, ou bien Comtesse jugea que les civilités avaient trop duré. Je me retrouvais plaqué contre son lit tandis que ses dents exploraient mon cou avec entrain. Les gémissements ne se firent pas attendre, frustration, plaisir et douleurs s’extirpaient de ma gorge par flots ininterrompus. Elle prit soin d’ausculter avec sérieux chaque parcelle tendre de mon cou, s’y attelant telle une scientifique, vérifiant avec une méthodologie rigoureuse chaque réaction de ma part. Et rappelant à son sujet d’étude de rester calme, quand celui-ci se montrait trop vigoureux, une seule pression sur mes cheveux me rendait plus docile qu’un agneau. Son étau délicieux m’avait déjà fait tourner la tête, et une fois satisfaite elle me demanda poliment, mais fermement de l’attendre à genoux sur le sol.
« Tu sais que j’ai lavé mes chaussures rien que pour toi ?
– Ah oui Comtesse ?
– Ce n’est pas toi qui m’a dit que tu aimerais bien leur présenter tes hommages ?
-Si … euh oui Comtesse dis-je en détournant le regard ».
Elle semblait s’amuser de ma réaction fuyante et c’est avec un regard joueur qu’elle croisa mon regard.
« Eh bien, tu peux y aller »
La honte fut très vite remplacée par le plaisir, bien que je n’osais pas croiser son regard, je la sentais extrêmement concentrée sur la scène. Je commençais par de timides baisers sur ses docks rutilantes. Puis-je m’emportais et laissais libre cours à mes envies en y apposant de francs coups de langue que je recouvrais ensuite de mes lèvres. Je poussais même le vice à égaliser mes attentions sur ses deux chaussures. Une ambiance très cérémonieuse, presque mystique enveloppait la scène, tandis qu’haxan cloak rythmait ma dévotion.
Je croisais son regard satisfait, et son sourire timide tandis qu’elle m’autorisait à reposer ma tête sur ses genoux, et c’est pensive qu’elle caressait délicatement ma tête. Je savourais le contact de ses jambes, très satisfait d’avoir rapidement surmonté ma gêne initiale. Après de longues minutes de tendresse, elle se leva et avec un sourire m’ordonna :
« Tu vas te mettre à quatre pattes sur le sol et m’attendre »
Je pensais instinctivement à me cambrer, chose qui n’est pas encore un réflexe ancré.
« Je n’avais pas prévu ça pour une première séance, mais bon, il faut dire que tu as de jolies fesses »
Elle enduisit délicatement mes fesses d’une main experte, tandis que je me cambrais comme jamais. Une fois bien lubrifiée, elle recouvrit ses doigts d’une autre couche et explora ma cavité avec ses doigts. J’abandonnais toute prestance tandis qu’elle commençait à faire des allers-retours dans mon orifice, d’abord doucement comme pour crocheter une porte, puis plus violemment ce qui me fît pousser des gémissements d’extases. Quelques minutes passèrent à la vitesse de la lumière, et sa douce voix clôtura son œuvre.
« J’adore tes gémissements dit Comtesse dans un baiser langoureux
– J’espère que ça te satisfait Comtesse
– Mmmh oui répondit-elle me caressant la tête allongée à même le sol contre moi
– Est-ce que je suis digne de devenir ton soumis ? »
Un sourire illumina son visage tandis qu’elle me fit taire avec sa bouche. Le reste de la journée fut délicieux en sa compagnie et elle prit grand soin d’explorer son nouveau jouet.